Jusqu'au nord
C'est le mardi 1er juillet 2008 que nous prenons le départ de St Brice (en Charente) sous une journée ensoleillée. Direction La Nièvre après 453 kms où nous passerons notre première nuit. Le lendemain nous roulons vers le nord en faisant escale en forêt de Morvan, endroit propice aux légendes. Nous passons le Luxembourg, en profitons pour faire le plein de gasoil qui est 20 centimes moins cher qu'en France. Nous remontons rapidement l'Allemagne sous une pluie battante pour arriver à Niborg au Danemark (2400 km depuis le départ).
Le Danemark nous accueille avec un ciel dégagé. Les paysages Danois sont boisés et agricoles, mais les parcelles paraissent plus petites qu'en Allemagne. Beaucoup de chevaux. Les maisons typiques sont à colombages et toit de chaume. Beaucoup d'éoliennes. Nous nous arrêtons sur une plage de sable blanc, la mer est calme et nous donne une vue imprenable sur le pont qui mène à l'île Sealand où se trouve Copenhague.
Nous visitons Copenhague le 5 juillet et changeons nos euros en couronnes danoises. La ville est agréable.
La place Nytorv
Dès le lendemain, nous sommes en Suède et après un copieux petit déjeuner, nous randonnons en forêt.
Nous reprenons la route vers Halden, village norvégien frontalier à la Suède. Les contrées du sud de la Norvège sont industrialisées et contraste avec une Suède boisée à la nature riche. Le premier fait marquant pour les enfants: c'est le regroupement des boîtes aux lettres au bout des rues.Le temps est pluvieux et la température affiche 8°C en soirée.
Plus nous avançons vers Lillehammer, plus les paysages deviennent superbes. Une randonnée dans la montagne nous montre la richesse de la nature, la flore y est diversifiée et luxuriante.
Nous faisons escale sur le site olympique des jeux de 1994. Les jeunes athlète s'exercent au saut à ski...
Nous visitons le musée en plein air de Maihaugen, l'un des plus réputé de la Norvège (selon le guide du routard). Nous avons parcouru des sentiers nous menant à un village reconstitué avec église du XIème siècle, école du XIVème et vieilles fermes. Beaucoup de vieux métiers y sont représentés, l'animation y est grande, le musée vivant, l'accueil sympathique.
Ce musée vaut le deplacement, il est riche d'intérêts pour petits et grands!!
Départ de Lillehammer sous le soleil, quelques nuages se profilant. Le vent forcit tout au long de la journée, rafraîchissant l'air... Nous apercevons les premiers sommets enneigés.
Nous longeons le fleuve Lagen jusqu'à Lom où nous faisons le tour de l'église en bois debout, absolument magnifique.
Des chutes d'eau impressionnantes de puissance nous éclaboussent de leurs embruns...
10 juillet
Le temps est ensoleillé et nous poursuivons notre route vers le nord. Les enfants ont marché sur la glace, des névés ponctuant les monts et blanchissant certains sommets. les étendues d'eau se succèdent jusqu'à Nordfjord, entrecoupées de tunnels long de 4 à 8,5 kms. Après la ville de pêcheurs de Mäloy, nous atterrissons sur une plage de sable blanc nous donnant l'illusion d'arriver au bout du monde.
La couleur de l'eau passe du vert émeraude au bleu turquoise...
Nous sommes sous des latitudes qui nous offrent un couché de soleil à 23h.
Ayant repris la route, nous nous dirigeons vers Geiranger. Le paysage est surprenant: nous traversons des vallées très différentes les unes des autres. Nous passons dans une vallée aux lacs gelés dont les glaces et les névés nous donnent l'impression d'être en hiver et non pas un 11 juillet!
Mais il suffit de faire quelques kilomètres pour changer de décor, et nous arrivons à Geiranger, site classé au patimoine mondial de l'UNESCO.
Le contraste est vraiment frappant. Après une décente vertigineuse ponctuée de nombreux lacets (10 km de route pour passer de 1000 à 0 mètre), nous débouchons sur le village de Geiranger, engoncé dans les flans abruptes des montagnes, au pied d'un fjord étroit. Un petit port y accueille des voiliés et ferries et des chutes d'eau dévalent les pentes avec fracas.
Et comme beaucoup de sites classés, Geiranger n'échappe pas au tourisme.
Nous poursuivons notre chemin vers le nord et prenons un ferry. Nous économisons quelques heures de route:
Puis nous continuons pour arriver au plateau Strigrora qui du haut de ces 852 mètres surplombe la route des Troll "Trollstrigen", une route sinueuse à flan de montagne, avec 11 lacets et un dénivelé de 12%. La vue y est époustouflante:
La cascade "Strigfossen" qui dévale la vallée est captivante:
Nous ferons escale à Driva en bord de rivière pour nous essayer à la pêche. La surprise est grande, nous ramenons truite sur truite.... Un vrai régal!!
Des fraises énormes et sucrées!
Le 15 juillet nous amène à Trondheim, ancienne capitale Viking.
Les anciens entrepôts:
Après la nuit passée sur une air de camping-car, nous visitons le musée de Ringve, musée de la musique. Nous commençons par une visite guidée en français. Nous passons de pièce en pièce, où dans chacune d'entre-elle, l'univers musical y est représenté, allant de la renaissance, au folklore norvégien, jusqu'à nos jours. C'est un musée remarquable offrant plusieurs milliers d'instruments: du premier en os au dernier électronique. Toutes les cultures y sont rassemblées. C'est très impressionnant!!
Un clavecin parmi tant d'autres:
En allant vers le cercle polaire, nous nous arrêtons sur le site de Bolareinen où nous admirons des gravures rupestres datant de 6000 ans.
Le cercle polaire se distingue par une végétation rare et nous apprenons qu'à partir de cet endroit, il fait jour 24h/24...
66°33'N
En route pour Bodo, où nous allons prendre le ferry pour les îles Lofoten...
Sur la route:
En attendant l'embarquement qui aura lieu dans la nuit à 3h30, nous décidons de dormir. Après un réveil en sursaut, nous embarquons sur le ferry pour 4h de navigation. Les enfants retrouvent les petits copains rencontrés à Bodo dans la file d'attente...
Nous quittons le continent sous les nuages.
Nous débarquons à Moskenes et recherchons un endroit pour récupérer de notre petite nuit. Il nest 7h30. Nous empruntons la route qui descend à la pointe sud de l'île, à A (nom du village). Après le petit déjeuner, nous repérons les lieux propices à la pêche. Nous mangerons du lieu noir dès le midi! La pêche est beaucoup^plus fertile qu'en France. Nous rencontrons un jeune couple en vadrouille, lui prof de sciences physiques, elle institutrice. Nous dînerons ensemble de 2 beaux et bons maquereaux.
Rorbuer : maison typique de pêcheur
Nous passons d'îlot en îlot par des ponts ou des tunnels, et remontons cet archipel magnifique.
Nous quittons le sud des îles et trouvons à Utakleiv une petite plage de sable blanc empreinte de sérénité. Même si l'eau est froide (estimation à 12°C), elle est tellement belle que nous nous lançons le défi d'un bain.
Le lendemain, nous visitons le musée viking de "Lofotr". Il est constitué d'une maison de 80 mètres de long, reconstruite d'après les vestiges découverts non loin...
... et d'un drakkar sur lequel nous ramerons!!
Le 23 juillet, encore une journée fraîche et humide, nous gagnons l'archipel des Vesteralen et rejoignons un village abandonné durant 30 ans, et en voie de réhabilitation: Nyksund.
De retour sur le continent, nous faisons escale près du glacier d'Oksfjordjokelen. Nous marchons 3 heures pour nous approcher du site. Traversant des chutes d'eau glacée, pieds nus pour ne pas mouiller nos chaussures.
Vinrent les premiers rennes, surgissant sur la route, solitaires ou en troupeau.
Nous poursuivons notre route vers la pointe la plus septentrionale du continent européen: 2 possibilités, Nordkapp et ses attrape-touristes (péage par-ci, péage par-là), une vraie foire d'empoigne paraît-il, ou Gamvik situé en pleine nature et tout autant au nord. Nous optons pour le deuxième site.
Quelques étapes en chemin:
Des dolomites à Trollhomsund:
Le Sylvar Canyon:
Un camp Sami:
Du lieu noir pour le dîner?
Arrivés à Gamvik, nous faisons le tour du village à pieds et trouvons les habitants aussi froids que le climat, on sent que la vit doit y être rude. A titre de comparaison, c'est comme si nous étions au nord de l'Alaska ou au coeur de la Sibérie.
Ensuite, nous rejoignons Slettnes dont la côte avance son bras rocailleux dans la mer de Barents. Cette fois-ci nous avons atteint la plus haute latitude à pieds, sous un ciel gris (71°56'N). Le lundi 28 juillet à 13h - 8°C.
Nous patientons un peu que le ciel se dégage pour profiter du soleil de minuit. Nous le voyons s'approcher de l'horizon vers le nord, et, sans plonger dans la mer, le voilà qu'il reprend sa course drapé de nuances orangées.
Nous avons fait 6280 km depuis notre départ et nous tournons maintenant vers le sud...

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